Historique de Saint-François-Régis

Le Collège Saint François Régis est situé dans le centre ville, sur les pentes ensoleillées du Peyrou. Il est installé depuis 1917 dans les locaux d’un hôtel particulier du XVIIème siècle, l’hôtel Bruyas, bâti lui-même sur l’emplacement d’un ancien couvent de Frères Prêcheurs où Saint Dominique en personne présida un Chapitre Général.
L’actuel Collège Saint François Régis a pris la suite du Premier Collège des Jésuites de la ville de Montpellier. C’est en 1622 que Louis XIII confia à la Compagnie de Jésus le «Collège Royal» de Montpellier (emplacement occupé depuis par le musée Fabre), et c’est en 1623 que Saint François Régis, dont le collège porte le nom, arriva à Montpellier pour y exercer son apostolat. Héritier des traditions éducatives des Pères Jésuites, le Collège Saint François Régis se propose de former des hommes et des chrétiens.
Qu’il s’agisse de formation intellectuelle ou de discipline, d’éducation générale ou d’éducation religieuse, il s’efforce de viser en toute chose l’essentiel. Tradition, ouverture, fidélité et solidité sont ses maître-mots.

Le collège aujourd’hui

Le Collège Saint François Régis est situé au centre ville. Les Jésuites ont suivi l’établissement de 1917 à 1963. Le clergé diocésain a pris la relève et depuis 1987, le collège est dirigé par un laïc.

Les dates importantes

1462 : L’école Mage est fondée dans la 2° moitié du XV° siècle. Elle exerce les fonctions de faculté des Arts et forme pendant plus d’un siècle des bacheliers ès arts. 1595 : Les protestants fondent une académie qui l’année suivante est érigée par Henri IV en Collège des Humanités. Il s’installe d’abord près de l’église Saint-Mathieu, dans le collège de Mende. Ce Collège des Humanités est doté par le roi d’une partie des revenus de la gabelle de la province du Languedoc.

1600 : Le collège est transféré sur l’emplacement actuel de Notre Dame des Tables, rue de la Vieille Aiguillerie, au coin de l’île Cézelly. Pour se faire, la ville qui gère le Collège achète la maison du marchand Jean Christol située en cet endroit.

1607 : Le Collège obtient le droit de conférer des grades, comme l’ancienne faculté des Arts. Les consuls de la ville ont la charge d’entretenir le personnel enseignant composé à la fois de catholiques et de protestants.

1622 : Le collège des Humanités n’est plus du tout sous influence calviniste mais devient catholique, à l’issus du siège de Montpellier par le roi Louis XIII. 1623 : Monseigneur Fenouillet, évêque de Montpellier, demande à la Compagnie de Jésus de prendre la direction du collège. A cette époque, le collège occupait des murs qui se situaient à l’emplacement de l’actuel musée Fabre.

1629 : La ville retrouve ses armoiries représentant la vierge Marie. Les Jésuites s’installent à Montpellier. Ils obtiennent de Louis XIII et de Richelieu le « Brevet » qui leur donne le collège et ses dépendances, puis les lettres patentes en Juillet 1630 pour autoriser la dotation du Collège. Le Collège des Humanités devient « le collège royal et académique de la société de Jésus ». Ainsi, les pères peuvent acquérir immeubles, accepter les dons et entretenir autant de pères que nécessaires. Il faut citer parmi les donateurs, avant même sa fondation, Francèse de Cezelli qui lègue par testament en 1616 immeubles et argent.

1632 : L’arrivée du Père SEISSAN (procureur – syndic), le révèle comme véritable fondateur de l’institution sur le plan matériel.

1633 : Le Père Jean François-Régis, (le futur Saint François Régis), fait sa profession solenelle dans la chapelle du Collège le 6 Novembre. Il est voué surtout à un ministère de charité et de prédication. A cette époque l’enseignement donné est strictement gratuit, et donc accessible selon l’esprit de Saint-Ignace qu’elle que soit la condition de la famille à tous les enfants capables de s’instruire.

1663 : Saint François Régis est envoyé par les Jésuites à Montpellier pour y faire exercer son apostolat. De nombreuses années plus tard, il laisse son nom à l’établissement.

1674-1686 : Le Père LACOSTE, grand bâtisseur, acquiert plusieurs immeubles, et reconstruit le Collège.

1762 : Le parlement de TOULOUSE interdit à la compagnie l’enseignement dans tout le Languedoc le 5 juin, et place ses biens sous séquestre. (La société de Jésus est supprimée en France en Novembre 1764).Une nouvelle administration constituée de séculiers dirige le collège. La théologie est confiée à deux pères Dominicains. Le collège prend alors le nom de « Collège Royal ».

1851 : Les jésuites se réinstallent à Montpellier, et un troisième collège se prépare. Une première chapelle est bâtie à l’angle des rues Jugan et Lakanal, où les pères ont acquis une maison. Puis, vite à l’étroit, ils acquièrent un terrain près de Saint Denis (à Rondelet).

1856 : Sur ce terrain l’église Saint Louis de Gonzague est édifiée.

1877 : Sur cet emplacement est édifié le Collège du Sacré Cœur (annexe photographie). Les bâtiments ne cessent de s’agrandir, tant la réputation du collège est grande et les élèves nombreux. Un inspecteur d’Académie s’en inquiète même, au début du siècle, car la qualité de l’enseignement dispensé par les Pères Jésuites est de nature, dit-il, à porter ombrage à l’enseignement public ! Les chemins de fer s’installent à Montpellier ; L’espace Rondelet occupé par le collège les intéressent. Après un long litige, les jésuites finissent par quitter le quartier. Le bâtiment qu’ils libèrent sera occupé par les militaires durant la 1ère guerre mondiale, pour être finalement démoli en 1941.

1901 : Les jésuites s’installent à Sainte Odile à Boutonnet au moment où les mères du Sacré Cœur sont en exil.

1917 : en Janvier, le père Carbonnel et le père Catalan créent la société civile Saint François Régis. C’est la 1° fois que l’établissement apparait sous ce nom. Grace à la souscription désintéressée d’anciens élèves du collège de Rondelet, ils s’installent enclos Tissié Sarrus avec des enfants de 8°,7° et 6°.

1921 : La société foncière méridionale de Montpellier (actuellement Association méridionale de l’enclos Tissié-Sarrus : Association propriétaire) acquiert des immeubles à Monsieur et Madame SALZE. Ces derniers ont acquis ces biens en 1865 à Monsieur BRUYAS protecteur des peintres et des plus grands artistes de XIXème siècle, héritier lui-même d’André TISSIE époux SARRUS.

1923 : Ce même immeuble est surélevé d’un étage supplémentaire pour pouvoir accueillir des pensionnaires.

1930 : La société Foncière méridionale de Montpellier achète à Monsieur et Madame BALDY et à Monsieur et Madame SABY divers immeubles sis Rue Plantade en face du Collège.

1952 : La société foncière méridionale de Montpellier réalise l’acquisition de l’hôtel BERTIN SANS. Une partie de l’école primaire en occupe aujourd’hui les superbes locaux.

1963 : Les pères jésuites quittent l’établissement (car leur nombre est trop insuffisant). Ils sont remplacés par des prêtres séculiers du clergé diocésain et le collège Saint François Régis fusionne sur le plan administratif avec le Collège de l’Enclos Saint François (Pierre Rouge) fondé à l’origine par l’Abbé PREVOST.

1975 : Fermeture du pensionnat ; et le dortoir est restructuré en salles de classe.

1980 : Le collège et l’école Saint François Régis se séparent du Lycée Saint François Régis (anciennement Collège de l’enclos Saint François) situé de l’autre côté de la ville de Montpellier. Chacun obtient sa propre autonomie.

1987 : Monsieur ROQUES 1er directeur laïque du Collège succède au Père MASSET Pierre.

1988 : Un CDI est créé avec un personnel OGEC à raison de 15 heures hebdomadaire.

1989 : La restauration traditionnelle est transformée en self-service avec l’arrivée de la SODEXHO (société de restauration).

1990 : L’école de l’institut (petite école de quartier) se rattache à l’école Saint François Régis. Pour la 1ère fois les filles sont accueillies à l’école. Madame VICTOR Maryse 1ère directrice laïque de l’école succède au Père MASSET Pierre. Parallèlement, la mixité est ouverte progressivement de la 6ème à la 3ème d’année en année. Pour la 1ère année, concernant uniquement les 6èmes, dix-neuf familles ont fait confiance à l’établissement en inscrivant leur fille. On crée au collège des classes : – Européennes – Bilingues – Technologiques.

1993 : Une partie d’un vieux bâtiment dans la cour « plantade »est démoli, et on construit un nouvel immeuble pour accueillir les classes maternelles et les cours moyens. Depuis presque 100 ans, l’ensemble scolaire Saint François Régis est situé à l’Enclos Tissié-Sarrus !

Téléchargements

  • MailBox

    Liens Importants !

  • Partenaire